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Les Lépreux

de Brocéliande

  

Découvrez la vie misérable des lépreux au travers de quelques personnages qui incarneront la vie d'autrefois.

Vous comprendrez comment ils essayaient de se soigner grâce à des remedes.

L'occasion de découvrir les accessoires chirurgicaux de l'époque.

  

Présentation

Vie et mort des lépreux :
La séparation :
Une fois reconnu officiellement lépreux, le malade doit quitter la société, sa famille(même si depuis Alexandre III et Grégoire IX les lépreux peuvent rester marié, bien que séparés physiquement de leur conjoint), ses amis, son village et commencer la dernière phase de sa vie au milieu de ses semblables. Cette séparation est l'objet d'une cérémonie (messe puis procession pour accompagner le ladre à sa nouvelle demeure). Entrer en ladrerie est un "déchirement humain et comme au seuil de la mort, il fallait de surcroît régler ses affaires ".
La vie dans les léproseries :
Les léproseries se distinguent des hôpitaux par leur aspect (enclos, clocher, grosses bâtisses, et surtout chapelle articulée au logement des malades), par leur régime interne et par leur direction immédiate ou supérieure [...] 

Elles connaissent des évolutions communes, notamment la tendance voulue par les ecclésiastiques à contraindre les ladres à la même discipline conventuelle que les soignants c'est à dire silence, chasteté, respect de la clôture, mais les ladres ne prononcent pas de vœux (une promesse d'obéissance en tient lieu).

Les ladres avaient ils le choix ou une certaine liberté ? Le libre choix devait être rare tant la sécurité matérielle, la certitude d'être assisté dans l'invalidité, les pressions familiales et sociales sur eux devaient être fortes. L'entrée dans un couvent de lépreux ou dans une fraternité (moins contraignante) "devait être une carte forcée, avec la maladie pour seule vocation religieuse. Cependant les ladres restent des laïques même vivants en communauté (à une époque où les communautés non rattachées à un ordre approuvé sont suspectes). Cet idéal de vie est menacé de l'intérieur quand (à partir de 1300) l'emprise de la collectivité se desserre et que les provendes individuelles réduisent l'égalitarisme des malades et le contraste entre fraternités de lépreux et les autres types de léproseries.
Donc même avec des insuffisances, les léproseries furent un effort pour prendre en charge les malades (matériellement et spirituellement) et non plus seulement les rejeter (comme prescrit dans le Levitique). L'assistance aux ladres s'est banalisée en même temps que l'image de la lèpre évolue, mais c'est une mutation incomplète puisque de nombreux malades ne vivaient que d'aumône.

En conclusion : à partir de la fin du XIIIe la lèpre reflue (lentement avec parfois des reprises), les institutions d'assistance entrent en crise voire en décadence (léproseries et hôpitaux deviennent souvent des bénéfices ecclésiastiques).

Extrait : Françoise Bériac est professeur d'histoire médiévale à l'université Michel de Montaigne-Bordeaux III.